Aujourd’hui, 18 octobre, c’est la Journée mondiale de la ménopause. Je mets à l’honneur toutes les femmes qui ont fait ce passage, car chaque femme est unique et porte une histoire singulière. Cette étape, qui symbolise la sagesse, mérite d’être fêtée. Miranda Gray l’appelle « la Porte de la Sagesse ».
Je mets aussi à l’honneur toutes celles qui ont souffert en silence en se demandant ce qui leur arrivait, parce que notre société ne nous permet pas d’apprendre notre cyclicité ni les étapes qui y sont liées.
Je ne veux pas parler aujourd’hui des symptômes de cette étape de la vie : les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale, la prise de poids, les douleurs musculosquelettiques…
Je fais partie de celles qui pensent que chaque passage devrait être fêté et honoré : les premières règles (la ménarche), la maternité, la préménopause, la périménopause et la ménopause.
Chacune de ces étapes a une importance capitale pour la femme et pour toute la société, car à chaque étape la femme a quelque chose à apporter au monde qui l’entoure et à la communauté en général. La sagesse et l’expérience liées à cette étape devraient être partagées dans chaque communauté, surtout dans la société d’aujourd’hui, où chacun doit rentrer dans une case.
Mes rêves
Alors aujourd’hui, j’ose rêver
…d’un monde où les femmes sages s’assoiraient avec les jeunes filles pour leur raconter leurs histoires et les leur transmettre, aussi belles les unes que les autres, même si toutes les roses ont des épines.
Je rêve d’un monde où la jeune fille appelle sa grand-mère ou une ancienne pour lui poser ses questions sur sa cyclicité (les règles et tout ce qui se passe entre deux) au lieu d’aller chercher sur internet, qui peut rester un complément.
Je rêve d’un monde où l’on privilégie la transmission des remèdes naturels de mère en fille, parce qu’on a pris le temps de les apprendre.
Je rêve d’un monde où la femme retrouve sa place de fille, de femme, de mère, de compagne et où cette place est reconnue à sa juste valeur.
Je rêve d’un monde où les femmes ménopausées sont écoutées et recherchées pour leur expérience, au lieu de devenir invisibles.
Je rêve d’un monde où le féminin et le masculin trouvent chacun leur place en nous, qu’on soit homme ou femme.
Je rêve d’un monde où la cyclicité de la femme est célébrée, au lieu d’être contrainte à devenir linéaire.
« Tu es femme. Tu es forte parce que tu n’es pas constante. »Miranda Gray
Je rêve d’un monde où le SPM, le TDPM, l’endométriose et le SOPK de toutes les femmes qui en souffrent sont pris en charge sérieusement, dans le respect de la singularité de chacune, pour ne plus seulement soulager les symptômes avec la pilule ou les antidouleurs.
Je rêve d’un monde où la cyclicité de la femme est intégrée au travail : d’abord pour le bien-être de la femme, puis pour celui de la société et pour des entreprises plus humaines.
Enfin, je rêve d’un monde où le programme scolaire intègre la cyclicité de la femme et pas seulement les règles.
Nos rythmes intérieurs alternent entre la création qui s’ouvre et le retrait qui restaure. C’est cela, la cyclicité.D’après Tami Lynn Kent
J’arrête ici cet article, mais je n’arrête pas de rêver de ce monde. Je le ferai exister à ma manière, à petits pas de colibri, en accompagnant chaque femme qui croisera mon chemin. Je suis heureuse d’être une femme et de posséder cette richesse que je découvre chaque jour, parfois même à mon insu.
Et vous, de quel monde rêvez-vous ?
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Chères femmes, je vous aime.
Linda
Infirmière · Naturopathe · Nutrithérapeute · Phytothérapeute
Mes sources d’inspiration : Miranda Gray, « Lune rouge » et « De la lune rouge à la lune sombre » (Macro Éditions) · Tami Lynn Kent, « Le Féminin sauvage » (Éditions Véga, 2017, traduction de Catherine Vaudrey).